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Les membres se sont rassemblés au bureau d’Unifor à Halifax le 20 mars dernier pour marquer la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale et participer à l’atelier « Étouffer la haine » du Comité des travailleuses et travailleurs noirs, autochtones et de couleur d’Unifor dans la région de l’Atlantique.
Les membres ont pu entendre Craig Upshaw, policier à la retraite de la police régionale d’Halifax, premier enquêteur à temps plein sur les crimes haineux au Canada atlantique et ancien agent chargé de la diversité. Il dispense des formations sur la haine, l’équité, la diversité et l’inclusion.
« Aujourd’hui, nous rendons hommage aux personnes qui ont souffert de discrimination, dont les voix ont été réduites au silence et dont les droits ont été bafoués simplement à cause de ce qu’elles sont, a déclaré Jennifer Murray, directrice de la région de l’Atlantique d’Unifor. Cette journée nous invite à reconnaître les progrès accomplis grâce au courage, à la résilience et aux efforts collectifs. »
Les intervenantes et intervenants à l’événement ont rappelé que le racisme reste profondément ancré dans notre pays et nos communautés et qu’Unifor a le devoir de le combattre et de l’éliminer, tout comme les autres formes d’oppression qui cherchent à diviser les travailleuses et travailleurs.
« Aujourd’hui, nous réitérons notre engagement non seulement dans la lutte en faveur de meilleures conditions de travail, mais aussi dans la défense de nos intérêts mutuels, a-t-elle ajouté. Choisissons le courage plutôt que le silence, l’unité plutôt que la division, et le respect et l’amour plutôt que la haine. Lorsque nous étouffons le racisme, nous faisons place à quelque chose de plus fort : la véritable solidarité ».
L’histoire du 21 mars a été évoquée, rappelant qu’en 1960, dans ce qui deviendra le massacre de Sharpeville, un groupe de Sud-Africains noirs a défilé pacifiquement dans les rues pour protester contre les lois de l’apartheid limitant la mobilité des Noirs, pour se heurter à une violence brutale qui a choqué le monde entier.
Une minute de silence a été observée en mémoire des 69 personnes tuées et des quelque 180 autres blessées, suivie d’une discussion sur les réalités de la discrimination raciale qui persistent aujourd’hui, tant à l’échelle mondiale qu’ici, au Canada.
« Étouffer la haine, ce n’est pas faire semblant qu’elle n’existe pas, a précisé Tricia Wilson, directrice en matière d’équité et de justice raciale d’Unifor. C’est la dénoncer et ne pas fermer les yeux. C’est décider ensemble que ce n’est pas ce que nous sommes. »
L’atelier « Étouffer la haine » a exploré les raisons pour lesquelles les incidents haineux ne sont souvent pas signalés et examiné les répercussions sociales et communautaires qui en découlent. L’atelier a permis aux personnes présentes de mieux comprendre ce qu’est la haine, ses manifestations dans nos milieux de travail et nos communautés, et les mesures concrètes que nous pouvons prendre, en tant que syndicat et personnes, pour lutter contre la haine et la dénoncer.
« Nous nous réunissons non seulement pour nous souvenir, mais aussi pour agir, a indiqué Lorna Bowden, présidente du Comité des travailleuses et travailleurs noirs, autochtones et de couleur de la région de l’Atlantique. Le combat contre le racisme n’est pas facultatif : il est essentiel pour instaurer l’équité dans nos milieux de travail et nos communautés. »
L’événement s’est conclu par un appel à l’action, encourageant les sections locales à participer à des initiatives qui font la promotion de l’équité, de l’inclusion et de la lutte contre le racisme. Au terme de l’événement, tous et toutes s’entendaient pour dire que la commémoration doit s’accompagner de mesures concrètes, et que les efforts visant à éliminer la discrimination raciale se poursuivent chaque jour.
Consultez la galerie de photos de l’événement ici.