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Campagne pour le bois d'oeuvre

foresterie

La foresterie est une véritable championne de l’économie canadienne. Comme elle présente une grande valeur ajoutée et se fonde sur une ressource renouvelable, la foresterie se classe parmi nos industries les plus performantes et est un chef de file mondial.

À la suite de l’expiration de l’Accord sur le bois d’œuvre résineux entre le Canada et les États-Unis, l’imposition de nouveaux droits de douane sur les exportations vers les États-Unis aurait des conséquences considérables sur le secteur de la foresterie, qui est extrêmement intégré au Canada, notamment en mettant en péril des dizaines de milliers d’emplois. 
 

Résolution municipale sur le bois d’œuvre

Résumé du document de ressources: Soumettez cette motion d’appui aux collectivités qui vivent du bois d’œuvre à votre administration municipale. Télécharger (pdf)
 

La foresterie renforce notre économie

  • Au Canada, le secteur de la foresterie fabrique des produits totalisant une valeur de 60 milliards de dollars par année, dont le bois d’œuvre, le papier et les matériaux de construction de pointe. S’y ajoutent de plus en plus de produits novateurs, comme de l’énergie, du carburant, des produits pharmaceutiques et chimiques et des fibres de cellulose. 
  • Plus de la moitié de la production forestière du Canada est exportée. La foresterie est le troisième secteur d’exportation et représente 10 % des exportations totales du Canada.
  • Comme il affiche la balance commerciale la plus importante au monde pour ce qui est des produits forestiers, aucun autre pays ne bénéficie autant du commerce du bois que le Canada. La balance commerciale positive de 24 milliards de dollars de la foresterie représente le quart de l’excédent commercial du Canada.  
  • À titre de chef de file de l’innovation, la foresterie est également l’une des principales sources de dépenses d’investissement privées (5,3 milliards de dollars ont été consacrés à l’achat d’équipement neuf et à la réparation de l’équipement en 2016). Un montant supplémentaire de 235 millions de dollars a été affecté à la recherche et au développement, faisant travailler plus d’un millier de scientifiques et de chercheurs.
  • La masse salariale directe du secteur injecte 11,7 milliards de dollars par année dans l’économie en général. De ce montant, les travailleurs de la foresterie paient plus de 4 milliards de dollars par année en impôts sur le revenu, en charges sociales, en taxes de vente et en impôts fonciers pour soutenir les services publics vitaux, comme les soins de santé et l’éducation. 

Une source essentielle d’emplois de qualité 

  • Le secteur de la foresterie emploie directement 202 000 Canadiens dans toutes les régions du pays. 
  • Les fournisseurs et les transporteurs du secteur de la foresterie créent des milliers d’emplois supplémentaires, et l’activité économique découlant des dépenses effectuées par les travailleurs forestiers en crée encore plus. Pour chaque emploi en foresterie, 1,5 emploi est créé ailleurs dans l’économie. Au total, la foresterie est à l’origine de plus de 500 000 emplois au Canada.
  • La foresterie est un secteur créateur d’emplois hors pair dans les industries d’exportation les plus importantes du Canada. Elle crée 60 % plus d’emplois directs que le secteur de l’automobile, deux fois plus d’emplois que l’industrie pétrolière et gazière, trois fois plus d’emplois que l’industrie minière, trois fois et demie plus d’emplois que l’industrie des métaux de première fusion et quatre fois plus d’emplois que l’aérospatiale.   
  • Dans bien des régions, les emplois en foresterie sont au cœur de l’économie. Plus de 650 collectivités dépendent de la foresterie, dont plus de 300 dépendent fortement de celle-ci, qui représente plus de la moitié du revenu total des ménages. 
  • La foresterie est une source abondante d’emplois pour les travailleurs autochtones (9 500 emplois dans les communautés autochtones).
  • La foresterie offre des emplois de qualité qui assurent la subsistance des collectivités et des familles. Les salaires hebdomadaires moyens, qui s’élevaient à 1 112 $ l’année passée, sont supérieurs de 17 % à la moyenne nationale. 
  • Étant donné que la foresterie est en plein changement générationnel, il devrait y avoir 60 000 emplois à pourvoir d’ici la fin de la décennie. S’ils sont maintenus, ces emplois offriront des débouchés vitaux aux jeunes travailleurs et aux jeunes familles.

Une ressource écologique et renouvelable

  • Le Canada est le troisième pays au monde par sa superficie forestière, laquelle joue un rôle majeur dans la lutte aux changements climatiques en stockant le dioxyde de carbone et en réduisant les gaz à effet de serre, en plus d’être essentielle à un avenir vert. Nos forêts absorbent le quart de nos émissions de combustibles fossiles, alors que le secteur a diminué ses propres émissions de carbone de 44 % depuis 2000.  
  • En tout, seulement 0,3 % des forêts canadiennes sont récoltées par année. Le secteur se conforme aux normes environnementales les plus strictes au monde, et le Canada compte le plus grand nombre de forêts certifiées par des organismes tiers indépendants sur la planète.
  • Les nouvelles technologiques apporteront d’autres bénéfices environnementaux en permettant d’utiliser davantage le bois dans les immeubles commerciaux et les immeubles de moyenne et grande hauteur en remplacement du béton et de l’acier, qui émettent beaucoup de carbone. 

Conséquences d’un nouveau conflit sur le bois d’œuvre résineux

  • Extrêmement intégré, le secteur de la foresterie comporte trois grands segments interreliés : l’exploitation forestière, les produits du bois et les pâtes et papiers. Beaucoup d’entreprises mènent des activités dans les trois segments. En général, la viabilité de tous les segments dépend de la prospérité de chacun d’eux.  
  • Une perturbation soudaine de la production de bois d’œuvre réduirait considérablement la capacité des scieries à fournir le secteur des pâtes et papiers en produits dérivés et comprimerait fortement toutes les activités d’exploitation forestière. Comme les trois segments sont reliés, une perturbation de la production de bois d’œuvre provoquerait immédiatement des effets d’entraînement considérables. 
  • Le Canada exporte pour 6 milliards de dollars de bois résineux aux États-Unis par année. Le champ d’application et le montant des nouveaux droits de douane qui pourraient être prélevés sur les exportations canadiennes vers les États-Unis ne sont toujours pas connus. Cependant, les États-Unis étant la destination de 70 % de nos exportations de bois résineux, une hausse de prix majeure et subite entraînerait une forte diminution de la production canadienne et des fermetures de scieries. Les expériences du passé démontrent la rapidité à laquelle les effets de cette mesure se feraient sentir. Au début des années 2000, par exemple, les États-Unis ont imposé un tarif combiné de 27 %. En l’espace de quelques mois à peine, 15 000 travailleurs avaient été mis à pied.  
  • Les droits de douane étudiés par les États-Unis dans la première phase d’un conflit se situent au-dessus de 25 %. Des dizaines de milliers d’emplois sont donc en jeu au Canada.