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Le gouvernement Ford tente d'utiliser la pandémie pour privatiser et réduire les services de transport en commun

28 aoû 2020 - 0:00

Le 28 août 2020

TORONTO—Unifor demande au gouvernement de l'Ontario d'abandonner immédiatement les conditions contenues dans son Accord fédéral-provincial sur la relance sécuritaire, qui comprend des mesures de privatisation et de réduction des services de transport en commun municipaux.

« Les transports en commun ne sont pas le problème, c'est en fait la solution à plusieurs de nos problèmes économiques. Pourtant, le gouvernement Ford est déterminé à mettre de l’avant un programme de réduction des services et de privatisation alors que les organismes de transport en commun ont été parmi les plus durement touchés par la pandémie, a déclaré Jerry Dias, président national d'Unifor. Utiliser la pandémie de la COVID-19 comme excuse pour glisser des conditions idéologiques sur le financement des services de transport en commun est inimaginable. Les Ontariennes et Ontariens n'accepteront pas cette atteinte insensée à des services aussi précieux et nécessaires. »

Unifor a pris connaissance des exigences spécifiques que les municipalités cherchant à obtenir le financement pour le transport en commun prévu à la phase II de l'Accord fédéral-provincial sur la relance sécuritaire devront remplir. Les plus troublantes sont les exigences selon lesquelles les municipalités doivent travailler avec la province et Metrolinx, le cas échéant, pour déterminer la faisabilité de la mise en œuvre des options de transport micro-collectif sur certains itinéraires. Ce qui pourrait entraîner l'utilisation de modes de transport privés, à la demande, basés sur des applications comme Uber ou Lyft. Les municipalités seront également tenues d'examiner les lignes d'autobus peu performantes afin de déterminer si elles pourraient également être mieux desservies par le transport micro-collectif.

Unifor a exprimé ses préoccupations à l’égard de cette stratégie dans une lettre envoyée hier à la ministre des Transports, Caroline Mulroney.

« Le financement prévu dans le cadre de cet accord provient de fonds publics. Il ne doit être retenu en aucune circonstance, en particulier pendant cette pandémie où nos villes et nos réseaux de transport en commun ont un besoin crucial d'aide financière, a déclaré Naureen Rizvi, directrice de la région de l'Ontario d’Unifor. Nous ne pouvons pas et ne voulons pas permettre au gouvernement de réduire les niveaux de service des transports en commun sur des itinéraires supposés ‘peu performants’, ce qui menace la qualité de vie des personnes marginalisées dans cette province. »

Unifor demande au gouvernement de l'Ontario de retirer immédiatement ces conditions régressives de l'Accord sur la relance sécuritaire et de travailler avec les syndicats pour étendre les services de transport en commun et garantir que les communautés ont accès à un financement adéquat.

Pour les demandes des médias, contactez le représentant national aux communications d’Unifor, David Molenhuis, à david.molenhuis@unifor.org ou au (416) 575-7453.