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La « remise à zéro » recommandée dans le rapport Greene nuira aux travailleuses et travailleurs et entravera la relance économique

La grande remise à zéro. Le rapport de l’équipe de la relance économique du premier ministre.
6 mai 2021 - 0:00

Le 6 mai 2021

SAINT-JEAN —Si elles sont mises en œuvre, les recommandations du rapport Greene, qui préconisent une « remise à zéro » radicale, feront du tort aux travailleuses et travailleurs de Terre-Neuve-et-Labrador, réduiront les services sociaux essentiels et entraveront la relance économique post-pandémique.

« La grande remise à zéro de Greene est un grand échec, qui manque d'imagination ou d'une vision de l'avenir qui inclut de bons emplois et des services publics solides, a déclaré Linda MacNeil, directrice régionale d'Unifor. Un cadre qui commence par l'équilibre budgétaire et se termine par la privatisation n'est pas une remise à zéro, c'est un pas en arrière. »

Le rapport de l'équipe de relance économique du premier ministre (PERT), dirigée par l'ancienne PDG de Postes Canada, Moya Greene, avait pour mandat d'examiner les dépenses gouvernementales, la capacité fiscale, la prestation des services et les secteurs de croissance économique.

« Les mesures économiques démodées présentées dans ce rapport sont des mesures d'austérité classiques qui ont échoué à maintes reprises, a déclaré Linda MacNeil. Moya Greene a manqué l'occasion de recommander des mesures audacieuses pour créer des emplois, relancer l'économie et rebâtir en mieux, choisissant plutôt de réduire les soins de santé à l'os, d'organiser une vente de feu sur les actifs du gouvernement, de s'attaquer aux pensions et de geler les salaires des travailleuses et travailleurs. »

Le rapport a été déposé le 6 mai 2021, après la démission de la présidente de la Fédération du travail de Terre-Neuve-et-Labrador, Mary Shortall, du PERT en janvier.

« Nous ne nous attendions pas à ce que ce rapport soit favorable aux travailleuses et travailleurs, mais l'ampleur des coupes, des gels et des privatisations proposés est choquante, a déclaré Linda MacNeil. Cette soi-disant ‘remise à zéro’ est tout le contraire du type d'investissement qu'Unifor a demandé dans les programmes de relance et les infrastructures pour l'avenir. »

Près d'un quart des travailleuses et travailleurs de Terre-Neuve-et-Labrador gagnent 15 $ de l'heure ou moins. Le salaire minimum provincial de 12,50 $ est parmi les plus bas du pays, même avec une augmentation récente le mois dernier.

« L'augmentation du salaire minimum entraînerait une injection immédiate de dépenses dans les économies locales et provinciales, alors que ces recommandations mettent moins d'argent dans les poches des gens, a déclaré Linda MacNeil. L'économie est bien plus que les finances gouvernementales. Les travailleuses et travailleurs des secteurs à bas salaire ont besoin d'un revenu plus élevé pour stimuler l'économie de bas en haut. »

Unifor dénonce les mesures d'austérité qui pénalisent de façon disproportionnée les personnes à faible revenu tout en réduisant l'accès aux services sociaux. Le syndicat demande plutôt un investissement accru dans les programmes et les secteurs de croissance afin de stimuler la relance économique, comme le souligne le document d'Unifor intitulé Démystifier la dette publique ou comment les déficits et les dépenses favorisent la croissance.

Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant plus de 315 000 travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie. Le syndicat milite pour tous les travailleurs et leurs droits; il lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un meilleur avenir.

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