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Des observateurs canadiens sont nécessaires pour superviser le vote syndical à l’usine de camions mexicaine

Usine de camions General Motors à Silao, au Mexique
14 mai 2021 - 0:00

14 mai 2021

TORONTO – Unifor exhorte le gouvernement fédéral à envoyer des observateurs canadiens pour superviser le vote syndical imminent à l’usine de General Motors (GM) à Silao, au Mexique.

« Ce vote est un moment décisif dans la lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs au Mexique et en Amérique du Nord », a déclaré Jerry Dias, président national d’Unifor, qui a agi à titre de conseiller auprès de l’équipe canadienne qui a négocié de nouvelles dispositions en matière de travail dans l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM), visant à faire respecter les droits fondamentaux des travailleuses et travailleurs au Mexique.

Des milliers de travailleurs de l’automobile à l’usine de camions mexicaine de GM se préparent à refaire un vote d’accréditation syndicale entaché de corruption et d’ingérence criminelle présumée de la part de leur syndicat actuel.

Des reportages en provenance du Mexique au cours des dernières semaines font état d’allégations de falsification du vote, de destruction de bulletins de vote et d’intimidation des travailleurs par la Confédération des travailleurs du Mexique, interrompant un vote de ratification tant attendu par quelque 6 000 travailleuses et travailleurs de l’usine de camions de GM dans le centre du Mexique.

En vertu du nouveau droit du travail mexicain, renforcé par les dispositions strictes de l’ACEUM, tous les syndicats du Mexique doivent valider leur certification par des votes au scrutin secret sur une période de quatre ans.

Les autorités mexicaines exigent que GM Silao tienne un second vote au plus tard le 10 juin, ainsi qu’une enquête criminelle sur les actions de la Confédération. Unifor croit que le gouvernement canadien doit intervenir et fournir un soutien supplémentaire pour assurer un vote libre et juste.

« L’offre d’envoyer une délégation d’observateurs experts, dont des dirigeants syndicaux, est un signe de bonne foi envers le gouvernement mexicain et les travailleurs de l’automobile mexicains, leur faisant savoir que le Canada défend les principes de la libre négociation collective, a indiqué Jerry Dias. Unifor est prêt à apporter son aide dans ce dossier. »

Dans une lettre du 5 mai adressée au ministère mexicain du Travail et de la Sécurité sociale et au président de General Motors Mark Reuss, Jerry Dias a condamné les actions de la Confédération, largement critiquée comme étant un syndicat illégitime ne disposant d’aucun mandat démocratique auprès des travailleuses et travailleurs qu’elle prétend représenter.

Les syndicats illégitimes, ou dits « jaunes », ont pour pratique de négocier des accords favorables aux employeurs, entraînant une baisse des salaires et des normes du travail et créant des conditions inégales pour les travailleuses et travailleurs canadiens.

Dans sa lettre, Jerry Dias qualifie d’« odieuses » les actions présumées de la Confédération, représentant les « pires formes d’exploitation des travailleurs ».

« (Les activités incriminées) constituent une activité illégale, une violation des principes fondamentaux de la démocratie syndicale et des normes internationales du travail, ainsi qu’une violation des conditions de l’ACEUM », a-t-il écrit.

Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant plus de 315 000 travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie. Le syndicat milite pour tous les travailleurs et leurs droits; il lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un meilleur avenir.

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