Depuis le 9 avril, 65 travailleuses à Thunder Bay, en Ontario, sont en grève pour obtenir une hausse salariale et une sécurité d’emploi. Ces travailleuses du Centre de santé Port Arthur sont membres de la section locale 229 d’Unifor, et travaillent comme secrétaires aux rendez-vous, aides médicales et commis aux dossiers médicaux. La convention collective est venue à échéance le 31 décembre 2017.

Pour en savoir plus sur cette grève, regardez cette vidéo.

Les travailleuses représentées par la section locale 229 d’Unifor sont en grève pour mettre fin au travail précaire qui n’offre aucune heure de travail ni de paie prévisible d’une semaine à l’autre, et dont les salaires sont si faibles que le salaire minimum imposé par la loi le 1er janvier 2018 a signifié que plusieurs d’entre elles ont connu une hausse salariale. 

Bien qu’elles travaillent dans une clinique médicale, plusieurs des employées n’ont aucun avantage en soins de santé. La plupart sont aussi des employées occasionnelles en dépit du fait qu’elles travaillent des heures équivalentes à du temps plein, dans certains cas depuis 15 ans. Cette situation de travail précaire signifie aussi que plusieurs d’entre elles éprouvent des difficultés financières et occupent d’autres emplois pour tenter de joindre les deux bouts.

L’employeur ne prétend pas qu’il n’a pas la capacité de payer, mais qu’il souhaite maintenir ses coûts d’opération au plus bas, ce qui lui permet d'engranger des profits. Ce qui se produit aux dépens du bien-être des travailleuses et de leur famille.

Même si elles sont en grève depuis plus de trois mois maintenant, l’employeur ne veut rien entendre et aucun progrès n’a été fait sur des enjeux clés des contrats d’emplois précaires ou de la rémunération insuffisante pour le travail accompli. L’employeur semble obstiné à vouloir continuer de dévaloriser le travail de ces femmes et à faire des profits sur leur dos.

Envoyez votre soutien et votre solidarité à l’égard de ces travailleuses, dites aux médecins du Centre de santé Port Arthur de cesser de dévaloriser le travail de ces femmes. Visitez la page sur comment passer à l’action pour envoyer un message.

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