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Unifor s’oppose fermement au Partenariat transpacifique

Le 23 janvier 2018

Windsor – Après avoir appris que le gouvernement avait accepté de signer une version ressuscitée du Partenariat transpacifique, des membres d’Unifor ont manifesté devant l’usine de Ford où le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, devait faire une tournée.

« En dépit de porter un nouveau nom, le PTP ne ressemble en rien à un accord progressiste, et Unifor continue de s’opposer à ce mauvais accord commercial, a déclaré Jerry Dias, président national d'Unifor. Renommer le PTP comme un Accord de Partenariat transpacifique progressiste est une blague. Il n’y a pas de progrès pour les travailleurs, le gouvernement a brisé sa promesse. »

Des rapports ont fait état plus tôt aujourd’hui que le Canada avait accepté les modalités d’un accord révisé du Partenariat transpacifique. Le syndicat estime que le pacte initial signé en février 2016 comportait de sérieuses lacunes et des concessions importantes qui nuiraient aux secteurs de l’automobile et laitier du Canada, au secteur culturel, à l’accès à des médicaments abordables, et qu’il soulevait des préoccupations importantes dans d’autres domaines. Bien qu'il n’y ait peu de détails sur le nouvel accord, Unifor affirme que ce développement est très préoccupant.

Le président de la section locale 200, John D’Agnolo, était à Windsor avec près de 100 autres travailleurs pour exprimer l’opposition du syndicat. « Il signe un accord qui atteint directement les travailleurs de l’automobile et il ne peut même pas respecter son engagement et nous regarder droit dans les yeux. Est-ce le type de transparence que les libéraux offrent? »

Jerry Dias, présent à Montréal aujourd’hui dans le cadre de la sixième ronde des pourparlers de l’ALENA, a exprimé sa frustration à l’égard du gouvernement en estimant que la nouvelle d’aujourd’hui constitue un réel pas en arrière.

« Non seulement le PTP échoue-t-il à faire avancer un programme commercial progressiste, mais il nous mène en plus dans la mauvaise direction. C’est une gifle au visage des syndicats et des militants de la société civile qui revendiquent un modèle alternatif où la priorité est accordée aux travailleurs. »

Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez contacter la directrice des Communications d’Unifor, Denise Hammond, à l’adresse denise.hammond@unifor.org ou en téléphonant au 416-707-5794 (cell.).