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Sauvons les emplois chez Northern Pulp

Unifor représente plus de 220 travailleuses et travailleurs chez Northern Pulp, membres de la section locale 440.

Cliquez sur l'onglet Passez à l'action pour signer notre pétition adressée au premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, demandant à son gouvernement de faire preuve de leadership afin de rassembler la collectivité et de faciliter la construction de la nouvelle installation de traitement des effluents à la fine pointe de la technologie.

Pour en apprendre davantage au sujet des actions que Northern Pulp a prises pour bâtir sa nouvelle installation de traitement des effluents, visitez le site Web du projet.

Ce que vous devriez savoir au sujet de Northern Pulp

Northern Pulp, une usine de pâte kraft de Pictou, en Nouvelle-Écosse, est le sujet d’un débat animé qui a souvent fait les manchettes locales et même nationales. Les membres de la section locale 440 d’Unifor travaillant à l’usine sont pris au cœur de ce débat entre l’exploitation continue de l’usine, leur gagne-pain, et un petit groupe protestataire déterminé à faire fermer l’usine. Voici ce que les membres d’Unifor devraient savoir sur la situation.

Unifor appuie la fermeture de Boat Harbour

Boat Harbour est l’estuaire à marrée où les effluents de l’usine sont traités avant d’être relâchés dans le détroit de Northumberland. Les eaux de procédé de l’usine circulent sur plusieurs kilomètres de conduites vers ces lagons et dans le détroit depuis les années 1960. Le problème, autant à l’époque que depuis des décennies, est que Boat Harbour est situé sur le territoire de la Première Nation de Pictou Landing.

Les peuples de la Première Nation de Pictou Landing ont obtenu des renseignements erronés et trompeurs sur les plans du gouvernement et de l’entreprise ainsi que l’impact potentiel sur leurs terres et ressources en eau.  Unifor appuie entièrement la décision du gouvernement actuel de fermer Boat Harbour et de demander à l’usine Northern Pulp de trouver une nouvelle façon de traiter les eaux de procédé.

Nouveaux propriétaires, nouvelles pratiques environnementales

La réglementation environnementale canadienne dans le secteur forestier a d’abord été mise en œuvre au début des années 1990 et s’est depuis améliorée constamment, alors que la population est davantage sensibilisée aux questions environnementales et que de nouvelles technologies sont disponibles. Le Canada dispose maintenant de certaines des lois environnementales dans le secteur forestier les plus strictes au monde.

Les anciens propriétaires de l’usine de Pictou ont fait ce que bon nombre d’entreprises de pâtes et papiers du monde entier ont fait pendant des décennies : épuiser les ressources et s’en aller. Lorsque les propriétaires actuels, Paper Excellence, ont acheté l’usine en 2011, une importante modernisation était nécessaire. Paper Excellence a investi plus de 100 millions de dollars depuis 2011 pour de nouveaux équipements et de nouvelles technologies afin de moderniser l’usine et d’améliorer son empreinte écologique, notamment :

  • en remplaçant le dépoussiéreur, lequel retire les particules de la condensation, améliorant ainsi grandement la qualité de l’air;
  • en faisant la conversion du combustible de soute C en gaz naturel;
  • en respectant la nouvelle réglementation stricte sur l’utilisation de l’eau établie par le ministère de l’Environnement de la Nouvelle-Écosse;  
  • en travaillant avec diligence pour prévoir la construction d’une toute nouvelle installation de traitement des effluents sur place de 150 millions de dollars.

L’entreprise a commis son lot d’erreurs en ne développant pas une relation de travail étroite avec la communauté de la Première Nation et en tentant d’étouffer ou d’ignorer le débat communautaire et les inquiétudes quant aux impacts environnementaux. Unifor avait soulevé ces préoccupations et s’attend à ce que l’entreprise assume ses responsabilités sociales et environnementales.

Opposition à une installation de traitement moderne

Lorsque le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a adopté la Boat Harbour Act en 2015, donnant à l’entreprise jusqu’au 31 janvier 2020 pour trouver une nouvelle solution pour ses effluents, tout le monde semblait d’accord pour respecter les droits de la Première Nation et créer un nouvel héritage pour l’usine, les travailleuses et travailleurs de l’usine, et la communauté.

L’usine a présenté des plans, lesquels sont actuellement étudiés par le gouvernement de la Nouvelle-Écosse, pour construire une installation de traitement sur place, signifiant qu’aucune eau non traitée ne quitterait l’usine, éliminant ainsi le risque de fuites dans les conduites.

À l’approche de la date limite pour la fermeture de Boat Harbour, un groupe local exige la fermeture de l’usine. Ce groupe de Pictou continue de s’opposer fermement, même si les usines de pâtes et papiers du Canada et des États-Unis utilisent des systèmes comme celui que Northern Pulp a prévu employer et coexistent brillamment avec leur communauté.

Des milliers d’emplois en jeu

Unifor représente 240 des 330 travailleuses et travailleurs de Northern Pulp, mais ces emplois ne seront pas les seuls perdus si l’usine est forcée de fermer ses portes. L’usine achète des copeaux de bois, des déchets de bois et des arbres qui ne conviennent pas pour le bois d’œuvre auprès de 11 scieries de la province et ces usines ont indiqué qu’elles ne poursuivraient probablement pas leurs activités si l’usine Northern Pulp ferme ses portes, ne serait-ce que temporairement.

Une analyse modeste de l’impact économique de l’usine précise que plus de 11 000 emplois sont en jeu dans l’ensemble de la province si elle ferme ses portes. La plupart de ces emplois sont occupés dans des zones rurales de la Nouvelle-Écosse où il est difficile de trouver ou de créer d’autres emplois.

Les membres de l’usine Northern Pulp ont besoin de votre soutien

Unifor surveille de près le projet d’usine de traitement des effluents de l’entreprise et s’attend à ce que l’usine assume et dépasse ses obligations environnementales et respecte ses engagements auprès de la Première Nation de Pictou Landing.

Aujourd’hui, les membres de la section locale 440 ont besoin de votre soutien pour défendre leurs emplois ainsi que l’industrie forestière indispensable et interdépendante de la Nouvelle-Écosse. Les emplois forestiers sont bien rémunérés et l’industrie continuera d’offrir de bons emplois pour les générations à venir. Appuyons haut et fort un nouvel héritage pour l’usine Northern Pulp.

Nous pouvons à la fois avoir des emplois de qualité, protéger l’environnement et respecter les Premières Nations.

Unifor.org/foresterieNE