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Le PDG de la Co-op, Scott Banda, est responsable de la pénurie de carburant qui touche les agriculteurs et leurs familles

3 fév 2020 - 0:00

REGINA - Les déclarations irrespectueuses faites aujourd'hui par la Federated Co-operatives Limited (FCL) montrent à quel point les dirigeants de la Co-op sont déconnectés des travailleurs et des familles rurales. Le PDG Scott Banda a accusé les travailleurs d'être responsables des pénuries de carburant imminentes qui sont le résultat direct de sa décision de mettre en lock-out ses fidèles travailleurs il y a deux mois.

« L'arrogance et l'hypocrisie dont nous avons été témoins aujourd'hui montrent le type d'employeur auquel nous avons eu affaire. Les profits passent avant les gens, et ils n'assument aucune responsabilité quant à l’origine de ce conflit », a déclaré Jerry Dias, président national d'Unifor.

« Nos membres vivent et travaillent ici, ils approvisionnent l'Ouest canadien depuis des décennies, et Scott Banda veut nous faire la leçon sur les valeurs de l’Ouest? Toute interruption de la livraison de carburant ou toute menace pour la santé et la sécurité sont le résultat de sa décision d'utiliser des briseurs de grève non qualifiés », a déclaré M. Dias.

« C’est la cupidité de l’entreprise qui nourrit ce conflit de travail depuis 60 jours, alors que les dirigeants de la Co-op tentent de gonfler leurs bénéfices annuels de plusieurs milliards de dollars en volant les pensions des travailleurs », a déclaré M. Dias.

Unifor est prêt à négocier une entente équitable pour mettre fin au lock-out de 60 jours et à retourner à la table de négociation ce soir, avant que d'autres familles et agriculteurs et les 1,9 million de membres de la Co-op ne soient touchés par le fait que la Co-op ait orchestré tout ce conflit.

Lors d'une conférence de presse, Scott Banda a déclaré aux journalistes que la compagnie ne pouvait pas trouver de « terrain d'entente » avec Unifor afin de « construire un avenir durable pour la raffinerie ».

Vendredi dernier, la FCL a même refusé de faire une contre-offre à celle du syndicat qui prévoyait des millions d'économies pour la FCL. Elle a plutôt demandé de nouvelles concessions y compris des suppressions d'emplois.

« Ils ont clairement indiqué qu'ils n'ont jamais été intéressés par la négociation d'une entente équitable, et les faits montrent que l'employeur s'est préparé depuis longtemps à essayer de démanteler le syndicat, et non à négocier de manière équitable », a déclaré M. Dias.

L'employeur a demandé le permis de construire des logements pour les briseurs de grève quelques semaines avant le début des négociations en janvier dernier.

Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant 315 000 travailleuses et travailleurs dans tous les grands secteurs de l’économie. Le syndicat milite pour tous les travailleurs et leurs droits; il lutte pour l’égalité et la justice sociale au Canada et à l’étranger, et aspire à provoquer des changements progressistes pour un meilleur avenir.

Pour les demandes des médias ou solliciter une entrevue avec Jerry Dias, contactez la représentante aux communications d’Unifor, Kathleen O’Keefe, à kathleen.okeefe@unifor.org  ou au 416-896-3303 (cell) ou Hamid Osman au (647) 448-2823 ou à Hamid.Osman@unifor.org.