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Accord de libre-échange nord-américain

Le président national d’Unifor, Jerry Dias a participé à chaque ronde de pourparlers en tant que membre d’un groupe d’intervenants prodiguant des conseils aux négociateurs canadiens. Il a aussi continué de rencontrer des dirigeants syndicaux du Canada, des États-Unis et du Mexique, alors que les discussions se sont déplacées d’un pays à l’autre.

Unifor a avisé que le Canada ne devrait pas signer à la hâte une entente de principe, alors que les détails ne seront connus qu’ultérieurement, juste pour répondre aux programmes politiques du Mexique et des États-Unis.

En mars 2018, Unifor et des dirigeants syndicaux mexicains se sont réunis pour prévenir les députés des dangers de renégocier un ALENA qui ne protège pas les travailleuses et travailleurs des deux pays.

La délégation de dirigeants syndicaux mexicains, menée par Unifor, a fait du lobbying à Ottawa du 26 au 29 mars. Les délégués ont rencontré des députés, des représentants du comité permanent du commerce international, dont Tracey Ramsey, porte-parole du NPD en matière de commerce et membre d’Unifor, ainsi que des membres de l’équipe de négociation du Canada à l’ALENA représentant les travailleurs.

Unifor a systématiquement fait valoir que les conditions de travail au Mexique doivent être abordées dans tout nouvel ALENA. Pendant la sixième ronde de négociations à Montréal en janvier, le syndicat a mené une Marche pour un meilleur ALENA où des centaines de membres d’Unifor de l’Ontario et du Québec se sont rassemblés. 

En novembre 2017, Jerry Dias a fait les manchettes au Canada et au Mexique lorsqu’il a rendu visite à une mine au Mexique, appartenant à une compagnie canadienne, où deux travailleurs en grève ont été tués sur la ligne de piquetage quelques jours plus tôt. Unifor a aussi tenu une manifestation à l’extérieur des bureaux de la société Torex Gold Resources Inc. à Toronto en soutien aux grévistes. Les initiatives s’inscrivaient dans l’approche d’Unifor à l’égard des pourparlers de l’ALENA, qui insiste pour que tout accord renouvelé aide les travailleuses et travailleurs des trois pays signataires.

Pendant la troisième ronde de pourparlers en septembre 2017 à Ottawa, Unifor a aussi joué un rôle de premier plan alors que ses membres ont marché devant la colline parlementaire dans le cadre d’un vaste mouvement de solidarité.

Historique de l’ALENA :

La renégociation de l’ALENA a commencé après que le président américain Donald Trump ait fait campagne en 2016 en soutenant que l’ALENA était inéquitable pour les travailleuses et travailleurs américains, surtout dans l’industrie manufacturière.

Cette renégociation nous donne une occasion historique de corriger les failles fondamentales de l’ALENA.    Les syndicats ne cessent de répéter que l’ALENA cause du tort aux travailleuses et travailleurs du Canada, des États-Unis et du Mexique depuis son entrée en vigueur en 1994. Les décennies leur ont donné raison.