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Conseils pour remplir le sondage "Parlons télé" du CRTC

Bonjour,

Unifor vous encourage tous à participer au débat en ligne sur « l’avenir de la télévision conventionnelle », organisé par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Le secteur de la radiotélévision emploie plus de 40 000 Canadiens; la plupart de ces emplois occupés par des membres d’Unifor et de plusieurs autres syndicats sont des emplois de qualité. La programmation nationale, régionale et locale produite par nos membres est essentielle à notre vie démocratique et à la diffusion d’une voix spécifiquement canadienne.

Comme beaucoup d’industries canadiennes menacées par la domination américaine, la radiotélévision canadienne est une entreprise réglementée. Les entreprises de médias canadiennes comme Bell, Rogers, Shaw Global et Québécor sont protégées de la concurrence déloyale ou d’acquisitions hostiles de la part de Goliaths médiatiques américains tels que Comcast. En échange, ces entreprises canadiennes profitent de droits canadiens aux émissions de télévision américaines et sont ensuite censées distribuer des contenus canadiens et des programmes locaux en se contentant d’une plus petite marge de profit. C’est une entente qui fonctionne. Les sociétés font de l’argent, les consommateurs ont encore accès à la programmation américaine et internationale dont ils ne peuvent se passer, et du contenu canadien est créé et diffusé.

La Loi sur la radiodiffusion donne à la culture et à la politique canadiennes, qui vivent dans l’ombre du géant américain de la radiodiffusion, une plateforme de communication qui serait anéantie si ce n’était du cadre réglementaire de cette loi fédérale. Et cette affirmation n’est pas exagérée.

Ce qui nous préoccupe surtout, c’est que le président du CRTC, Jean­Pierre Blais, a ouvert un débat sur « l’avenir de la télévision conventionnelle », qui risque de déréglementer la radiotélévision et de laisser libre cours à la programmation américaine. Nommé par les conservateurs fédéraux et ouvertement « consumériste » à la manière de Harper, M. Blais a certainement une idée derrière la tête, mais nous ne savons pas exactement jusqu’où il veut aller.

M. Blais a affiché en ligne un questionnaire ouvert à tous. Nous vous encourageons à vous rendre à l’adresse http://parlonstele.hkstrategies.ca/fr pour remplir le questionnaire et prendre position pour la radiotélévision canadienne.

Ce questionnaire pose une série de questions au sujet de ce que vous, en tant que téléspectateur, êtes prêt à payer.

Vous trouverez ci­dessous les recommandations d’Unifor relatives à ce questionnaire. N’hésitez pas à imprimer ce message, qui pourra vous guider dans vos réponses. 

Question 1 – En faveur d’un forfait de base du câble comportant une programmation autochtone et francophone. Unifor est d’accord avec Doreen, Jeaninne et Sierra. Commentaire – Les radiodiffuseurs n’ont pas tendance à dépenser de l’argent sur des émissions de télévision accessibles, à moins que ce ne soit rentable ou prescrit par la loi.  Sans la réglementation, ces services disparaîtraient probablement.

Question 2 – Des nouvelles locales incluses dans le forfait de base du câble. Cette question est d’une importance cruciale, car elle a une incidence sur des milliers d’emplois en radiotélévision.

Unifor est du même avis qu’Andrew et Mary. Commentaire – Les nouvelles locales et la programmation locale sont importantes pour toutes les collectivités distinctes au Canada.  Les options sont nombreuses pour accéder à des programmes mondiaux, mais il y en a peu pour des programmes locaux.  Il est important que les grands télédiffuseurs fournissent des émissions de nouvelles locales et une programmation locale reflétant nos collectivités et notre culture.

Question 3 – Voulez­vous seulement « choisir et visionner » vos canaux préférés? 

Unifor recommande de répondre soit « statu quo » ou « d’autres forfaits avec options ». Commentaires – La formule « choisissez et visionnez » est une illusion de marketing. À l’heure actuelle, les radiodiffuseurs proposent des forfaits de façon à offrir plus de programmes et à étaler leurs frais généraux. Retirez ces services groupés et vous pourriez voir plusieurs importantes stations spécialisées canadiennes comme TSN2 quitter les ondes et perdre les émissions canadiennes originales qui s’y rattachent.

Question 4 – Événements sportifs majeurs : gratuits ou payants? Unifor partage l’avis d'Ethan. Commentaires – Les grands événements sportifs canadiens devraient être accessibles par la voie des ondes.  Les indices d’écoute de ces événements augmentent lorsqu'un plus grand nombre de téléspectateurs ont accès à ces programmes. C’est une stratégie de radiodiffusion qui fonctionne pour tout le monde.

Question 5 – Vient ensuite une série de cinq questions concernant l’accès à un plus grand nombre de chaînes américaines. Mario comprend l’économie de la radiotélévision canadienne. La programmation américaine rapporte beaucoup plus en raison de la taille de son marché : les Américains peuvent se permettre d’entraver le contenu canadien à perte, simplement pour accaparer la part de marché au nord de leur frontière.

Alors, voici les recommandations d’Unifor pour répondre aux cinq questions suivantes.

Voulez­vous avoir un accès plus direct aux chaînes américaines? – NON

Question 6 – Voudriez­vous avoir un accès plus direct aux chaînes internationales (autres que les chaînes américaines)? – OUI ou NON

Question 7 – Voudriez­vous avoir plus de chaînes américaines et internationales, même si cela vous coûtait plus cher? – OUI ou NON

Question 8 – Voudriez­vous avoir plus de chaînes américaines et internationales, même si cela a pour conséquence que certaines chaînes canadiennes et certaines émissions faites au Canada (et les emplois qui s’y rattachent) risquent de ne plus être offertes? – NON Commentaire – Il y a déjà plein d’émissions américaines à la télévision.  L’exemple d’ESPN et de TSN est fort à propos : TSN pourrait cesser d’exister si ESPN était autorisé à accéder librement aux ondes de notre pays.  Lorsque le réseau TSN a perdu les droits de télédiffusion du hockey il y a plusieurs années, il a concentré son attention sur la Ligue canadienne de football (LCF).  TSN a donné à la LCF une image « branchée », et le football est redevenu rentable au Canada.  Le fait d'ouvrir la porte de notre pays aux réseaux américains réduirait ou éliminerait la programmation canadienne, réduirait ou diluerait les expériences culturelles, changerait radicalement notre marché de l'emploi dans le secteur de la télédiffusion, ce qui entraînerait la perte de nombreux emplois de qualité.

Question 9 – Si vous pouviez avoir un accès direct aux chaînes internationales, mais seulement dans un forfait incluant certaines chaînes canadiennes, seriez­vous prêts à payer pour cela? OUI ou NON

Question 10 – Blocage des annonces américaines (« remplacement du signal »). Laquelle de ces approches fournirait un meilleur équilibre entre protéger les droits de diffusion et donner le choix au téléspectateur?  Unifor recommande le remplacement du signal (ce que nous avons maintenant).

Les prochaines questions traitent de la menace contre la programmation canadienne, que représentent Netflix et d’autres diffuseurs américains sur Internet qui sont non réglementés.  

Question 11 – Unifor est d’accord avec Jenny.

Question 12 – Unifor recommande de répondre OUI. Nous accepterions de payer un supplément de 50 cents par mois.

Question 13 – Unifor recommande aussi de répondre OUI. Les services en ligne devraient offrir le sous­titrage codé. Commentaire – Le sous­titrage codé est un service important pour les personnes malentendantes.  Sans une réglementation pour protéger ces services, il serait éliminé.  Les grandes entreprises ne fourniront pas un service qui ne rapporte rien.  Bien des bars et d’autres espaces publics montrant des émissions de télévision affichent les sous­titres codés au lieu de faire entendre le son. Ce service profite donc aussi au grand public.  Le sous­titrage codé est un service qui devrait être préservé.

Question 14 – Seriez­vous prêt à payer quelques cents par mois pour avoir le sous­titrage codé en ligne?  Unifor recommande de répondre OUI.

Question 15 – Payer un supplément de 5 $ pour un contenu en ligne diffusé en continu, mais sans sous­titrage.  Unifor recommande de répondre NON. Commentaire – C'est un « non » valide. Le plan de « diffusion en flux illimité » à 5 $ est super attrayant et il vaut la peine d'être examiné. Les sociétés de médias américaines Netflix et YouTube paieront­elles la facture? Si le Conseil envisage d'obliger les entreprises de médias canadiennes à payer une grande partie de votre abonnement au service de données (même pour un plus grand contenu canadien), cela demande une réflexion très approfondie. 

D’autres commentaires? – En l’absence d’une solide politique de radiodiffusion et de règlements stricts, nous allons probablement voir la fin du contenu canadien, de programmes locaux de qualité et d’émissions de nouvelles locales.  Avec cette perte, la plupart des emplois en radiotélévision vont disparaître et il ne restera plus que les émissions américaines.  Toutefois, à l’aide d’une approche réglementaire bien pensée et prudente, nous pouvons encourager, promouvoir et développer un paysage télévisuel canadien fort et dynamique qui serait accessible et intéressant pour tous les Canadiens.  La réalisation de cette vision entraînera sans aucun doute des coûts, mais ces coûts seraient réinvestis dans la radiotélévision canadienne, et tous les Canadiens en profiteraient.

Entrez votre adresse de courriel et vous avez terminé.  Merci d’aider à sauver le contenu canadien et les emplois du secteur de la radiodiffusion au Canada.

En toute solidarité,

Randy Kitt
Président du secteur des médias

Howard Law
Directeur du secteur des médias