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Paul, chauffeur dans le secteur des services environnementaux, Stoney Creek

Nous savons, mes collègues et moi, ce que signifient des conditions de travail « précaires ». Nous étions tous des employés embauchés par une agence de travail temporaire.

Nous avons tenté de nous syndiquer. La compagnie s’y est opposée bec et ongles. En fait, elle s’est opposée au processus d’accréditation syndicale à 17 reprises. Elle s’est rendue jusque devant les tribunaux en prétendant qu’elle n’avait pas d’employés (que nous étions en fait employés par l’agence de travail temporaire). L’attitude de la direction était : « Si vous n’êtes pas contents, retournez à la maison. »

Mais nous avons tenu bon. Nous sommes finalement devenus membres du syndicat et avons obtenu un statut plus sûr au travail. Depuis, nous avons constaté à quel point les choses se sont améliorées.

Nous avons maintenant un comité mixte en santé et sécurité au travail. Nous avons un programme d’aide aux employés. Plusieurs de mes collègues ont été en mesure d’obtenir des prêts hypothécaire et automobile, alors qu’on les leur avait toujours refusés parce qu’ils travaillaient pour une agence de travail temporaire, leur emploi et leurs revenus étaient considérés comme trop instables. Dans certains cas, le revenu de nos collègues a même augmenté de 70 pour cent.

Les connaissances que le syndicat nous a fournies nous ont permis d’apporter des changements importants. Mais ce désir de changement est d’abord venu des travailleuses et travailleurs . Le syndicat était le véhicule grâce auquel ces changements ont pu survenir.